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jeudi 28 mai 2009

"la citation pour pas avoir l'air bête"

"Ces drogues, les amis, finiront par vous faire ressembler à vos parents"

Frank Zappa
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mercredi 15 avril 2009

En passant : un roman


Le résumé officiel de Six mois au fond d'un bureau de Laurent Laurent (Seuil, 2001) commence par: "A force d'être libre, on se réveille un jour avec un désir fou de salariat."

Lidiotduv n'a rien à ajouter, sinon : "lisez-le" et "en plus il y a des schémas dedans" et aussi "le texte (et les schémas) est (sont) drôle(s), jouissif(s) et mélancolique(s)". Donc...

En prime, un extrait :

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lundi 9 février 2009

Le bâtonneur de roues

Nous étions casaniers, sédentaires : et peu de gens, dans mon village, avaient l’audace de s’expatrier.

Quelquefois pourtant, l’un de nous en ressentait l’envie. Et, pendant des mois, des années, il entretenait de ce projet son entourage et ses amis. Perspective accablante : bientôt, il faudrait payer le bâtonneur de roues.

Personne, en effet, ne désirait vraiment partir : ceux qui en parlaient éprouvaient seulement de la détresse, et espéraient qu’à la longue on leur porterait secours.

Un soir, il affirmait que, le lendemain à l’aube, il partirait et qu’il faudrait lui atteler une charrette. Chacun acquiesçait en silence. Il était temps de prévenir le bâtonneur et de discuter son prix.

L’aube venue, on abandonnait la charrette à la sortie du village. Celui qui prétendait partir arrivait lentement dans le froid et la grisaille du matin, son bagage à l’épaule, sans que nul ne l’accompagne. Pesamment, il montait dans la charrette.

Aussitôt, le bâtonneur jaillissait de derrière un arbre, l’œil furieux, l’invective à la bouche, et il coinçait dans une roue sa grande barre de fer. Le conducteur simulait de protester : l’autre invectivait plus fort, ses yeux brûlaient comme ceux du diable. Le conducteur, alors, se mettait à pleurer de joie secrète : il était sauvé. Il rentrait doucement au village, et tous les habitants venaient l’accueillir.

(in Les petits métiers, Tony Duvert, éditions fata morgana, 1978)

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dimanche 30 novembre 2008

Milieu de guerre, un peu fatigué...

« Le plus beau métier, finalement, c’est d’être bibliothécaire dans une petite ville de province, en Bretagne, par exemple, une bibliothèque municipale…

Quel calme ! Quelle belle vie !... Et puis, brusquement, quand arrive la soixantaine, on se met à écrire une monographie de 80 pages : Mme de Sévigné est-elle passée par Pontivy ? Alors, on devient frénétique, on envoie des lettres cinglantes au chanoine qui chicane sur une date, on embête tout le monde, on n’arrête pas…

Oui, croyez-moi : bibliothécaire, c’est le plus beau des métiers ! »

Charles de Gaulle, printemps 1942.

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